Quelques mots sur l'histoire de Paillet...

Origine du nom: (hypothèses)

Viendrait du moulin de la Paille, visible des voyageurs depuis la Garonne
viendrait des bottes de Paille en instance de  départ pour la ville
ou évoquant des « pailettes d'or » dans l'Artolie

Au milieu du XIXe siècle, la découverte de vestiges d'une villa gallo-romaine atteste l'occupation ancienne du teritoire au lieu dit Monsolin (actuel château de Paillet). En 1277, le village de Saint Hilaire de Soroa est cité dans les archives paroissiales. Le nom de saint patron de l'église est associé à l'ancien nom du ruisseau de l'Artolie, Soroa ou Seroa. Puis le bourg devient Saint Hilaire de Paillet avant de prendre son nom actuel pendant la révolution.
L'activité portuaire a été très intense pendant des siècles.

LES PINS FRANCS:

Ces pins francs (4 grands à l'origine) ont vraisemblablement été plantés au XVIIe siècle pour signaler la présence d'un lieu d'acceuil pour les protestants, peut-être situé au Château de Paillet.

Malheureusement, l'année 2009 a vu disparaître le dernier de ces grands pins francs, symboles de la commune.

Monuments

L’église Saint Hilaire

L'église saint Hilaire (évêque de Poitiers au IVe siècle, père de l'Eglise)conserve de sa fondation romane le chœur et l’abside semi-circulaire à l’intérieur, polygonale à l’extérieur. Les chapiteaux sont sculptés de personnages, d'animaux et de feuillages.
A la nef furent rajoutés au XVII° siècle le bas-côté nord avec la chapelle dédiée à saint Antoine et au XIXe siècle, le bas-côté sud. Le clocher a été édifié en 1870.
A l’intérieur, le retable de maître-autel s'orne au centre d’une toile représentant Saint Hilaire. Ce retable est encadré par une statue de Saint Michel et une statue de la Vierge (respectivement du XIVe et XVe siècles)
 A l'origine, le cimetière entourait l'église. S'il a été déplacé en 1856, les sépultures, ainsi que celles de l'intérieur, demeurent dans le sous-sol.

LA CHAPELLE SAINTE CATHERINE

Le prieuré de Saint Catherine du Désert est à l'origine un ermitage fondé par Raymond de Laubesc, abbé de la Sauve-Majeure, voulant se retirer du monde.
Son portail roman date de la fin du XIIe siècle, il a conservé son archivolte et un chapiteau. Cette chapelle abritait une statue de Sainte Catherine, et la messe y était célébrée le jour de la sainte pour la confrérie des marins. Lors de la vente des biens nationaux durant la Révolution française, la chapelle est vendue. Depuis cette époque, elle appartient au domaine privé.
 

CHATEAU DE PAILLET

Le château de Paillet ou château Manselin date du XVIIe siècle. Pietro Paolo, officier du duc d'Epernon, se retire à Paillet en 1692. Ce château passe ensuite entre les mains de différentes familles. Il reste habité jusqu'aux années 1970. Aujourd'hui, il appartient à un négociant de vin.
 

MAIRIE

En 1877, la commune décide d'acheter un terrain sur lequel sera construit l'immeuble mairie-école actuel. En 1883, la place publique est baptisée place Gambetta.
Une construction d'une halle (actuelle cantine)est ensuite décidée car à la suite de la crise du phylloxéra, les cultures maraîchères, et en particulier les petits pois, sont devenus les seuls moyens de subsistance des agriculteurs.

Pour en savoir plus

Le Patrimoine des Communes de la Gironde, Editions Flohic.
Marins et paysans de Paillet, Claude Deloué.

La Motte de Paillet

 
La carte cadastrale de la commune de Paillet signale sur la rive gauche du ruisseau de Laubés, qui descend des hauteurs de Cardan, un lieu appelé La Motte. C’est un promontoire aux pentes abruptes qui s’avance résolument dans le vallon.
            L’extrémité de ce promontoire est isolée au moyen d’un large fossé et constitue une ferté du Moyen Age. Elle affecte une forme rectangulaire mais elle n’est pas intéressante parce qu’elle a conservé sa forme que d’un côté, ne rappelle aucun souvenir historique et ne présente aucune trace de constructions.
 
                        Léo Drouyn, La Guienne militaire, introduction.